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Etudes de restauration de la continuité écologique

Etudes de restauration de la continuité écologique

La Brèche étant classée en liste 2 au titre de l’article L.214-17 du code de l’environnement, la continuité écologique doit être rétablie au niveau de l’ensemble des ouvrages. Afin d’aider les propriétaires d’ouvrage à respecter la réglementation, le SMBVB peut porter, avec leur accord, des études de restauration de la continuité écologique. C’est le cas cette année sur 5 ouvrages situés à Agnetz, Fitz-James et Laigneville : le Grand moulin de Ronquerolles (surnommé PG Elec), le moulin d'Aneuze, le moulin de Ramecourt sur la commune d'Agnetz, le moulin du Grand Fitz-James sur la commune de Fitz-James et le moulin de la Commanderie sur la commune de Laigneville.
Les études ont démarré en juin 2018 et vont durer plusieurs mois. Elles vont consister à réaliser un état des lieux précis des ouvrages et des enjeux présents à proximité, puis à proposer des solutions d’aménagement permettant une restauration optimale de la continuité écologique.

Après appel d’offres, c’est le bureau d’études SOGETI qui a été retenu pour l’étude sur le grand moulin de Ronquerolles, CE3E pour le moulin d’Aneuze et DCI Environnement pour les moulins de Ramecourt, du grand Fitz James et de la Commanderie. 

Moulin de Ronquerolles

Le grand moulin de Ronquerolles est un très ancien ouvrage qui apparait dans des documents historiques dès 1261. Jusqu’en 1913, il garde son activité de meunerie avant d’être transformé en scierie. Aujourd’hui, il est utilisé comme habitations et local pour une société.
Les caractéristiques précises du moulin sont inconnues car il est désormais totalement recouvert par un bâtiment. Néanmoins, la chute a pu être caractérisée en passant par l’intérieur du bâtiment. Sa hauteur est estimée à 140 cm.

Moulin de Ronquerolles

 

Moulin d’Aneuze :

La création du moulin date de 1792. Si son aspect de l’époque n’est pas connu, la dernière modification répertoriée date de 1874. Il est actuellement situé sur la rive gauche de la rivière. 
Aussi connu sous le nom de « petit moulin de Ronquerolles » ou « moulin neuf », le moulin d’Aneuze a été utilisé pour la dernière fois en 1975. A l’origine, il servait de moulin à farine, rôle qu’il gardera jusque 1911 et l’arrivée d’un fabricant de nacre qui mit un terme aux activités de meuneries du moulin. 
Celui-ci ne servit plus que d’habitations ou de locaux industriels. A partir de 1930, s’y sont succédés fabricant de parapluie, pisciculteur et marchand de fromage. En 1938, la roue du moulin fut réparée et la rivière à nouveau utilisée sur une courte durée pour produire de l’électricité. Après avoir connu quelques autres marchands, le moulin servit de fabrique de batterie FGE de 1965 à 1987. 
Un incendie l’a réduit en ruine en 2003. Les bâtiments ont été détruits en 2018.

Moulin d’Aneuze

Les études préalables se sont terminées en janvier 2019. Les travaux sur ce moulin auront lieu à l'été. Plus d'informations ici.

Moulin de Ramecourt

Le Moulin de la Chaussée de Ramecourt est situé en rive droite de la Brèche sur le hameau de Ramecourt, commune d’Agnetz. Il est situé en bordure de la Départementale 151 à la sortie de Ronquerolles. Son existence est avérée dès l’an 1373.

Moulin de Ramecourt

 

Moulin du Grand Fitz James

La construction du moulin du grand Fitz-James est antérieure à la révolution. Les documents historiques font état d’un moulin en 1710, le règlement d’eau datant lui de 1830. Aujourd’hui sans usage, l’ouvrage est globalement dans un bon état : le seuil n’est pas abimé et les vannages sont en partie manœuvrables. L’ouvrage hydraulique se compose d’un ensemble de 5 vannes, d’un seuil de décharge, et d’une vanne à l’amont. L’ancien bras usinier, sur lequel se trouvait la turbine, passe sous un bâtiment. La hauteur de chute a été évaluée à 126 cm par l’ONEMA.

Moulin du Grand Fitz James

Moulin de la Commanderie

Le moulin à blé implanté sur la rive droite de la Brèche, dont on ne connaît pas la date de construction, dépendait jusqu'à la Révolution des biens des chevaliers de Malte et de la commanderie de Saint-Georges à Laigneville. Il est transformé vers 1890 en fabrique de mannequins pour la maison Quiby. En 1911, un incendie détruit le dernier étage du bâtiment principal qui passe de 2 étages carrés à 1 étage carré. L'entreprise ferme au milieu des années 1960. Une partie des bâtiments situés au-dessus de la Brèche et le long de sa rive droite ont été détruits. Ils ont fait place à deux pavillons. Les bâtiments conservés, dont celui incendié en 1911, ont été reconvertis en logements.

L’ouvrage principal (le seuil) présente une chute de 53 cm (source ONEMA/AFB). Il est composé de parements inclinés avec un redent intermédiaire. Plus aucune vantellerie n’est présente. Il semble qu’elles aient été démontées suite à une crue inondante. Les organes hydrauliques sont inexistants. Afin d’alimenter en eau le bras usinier qui tend à se combler, les riverains ont rehaussé la lame d’eau en posant un IPN sur la crête sommitale du déversoir principal.

Le bras de décharge est bordé par une zone pavillonnaire en rive droite. La parcelle anciennement boisée rive gauche entre le seuil et le pont de la rue Henry Leclerc a été abattue en novembre 2017. Le ru des Blancards conflue en rive gauche du bras de décharge à moins de 50 m en aval du seuil principal.